La « fin du monde »

Un dimanche, un prophète déclare que la « fin du monde » aura lieu la semaine suivante, avant le prochain week-end, mais que ce jour sera une surprise totale pour tous. On ne le connaîtra que le matin même où les premiers symptômes se produiront.

Chacun se met à réfléchir : la « fin du monde » ne pourra avoir lieu le vendredi, car si elle ne se produit pas d'ici jeudi soir, il ne restera plus que le vendredi pour son exécution. Et dans ce cas, ça ne sera pas une surprise.

On se dit ensuite que la « fin du monde » ne pourra pas avoir lieu le jeudi non plus, car si elle ne se produit pas d'ici mercredi soir, le vendredi étant éliminé d’office, il ne restera plus que le jeudi. Et par conséquent la « fin du monde » ne sera toujours pas une surprise.

En suivant cette même logique, on élimine également le mercredi, le mardi et le lundi. Rassurés, tous déduisent que la « fin du monde » ne se produira jamais.


La semaine suivante, les premiers symptômes se produisent le mercredi matin, ce qui, malgré toutes nos réflexions, reste effectivement une surprise totale.

Le prophète avait raison.