Je n'ai jamais dit que le christianisme avait échoué : j'ai toujours dit qu'il n'avait pas encore été essayé.
Le jour où nous essaierons le christianisme, ce jour-là quelque chose se produira : le monde changera.
Pour l'instant, ce n'est pas le cas. Alors, soyons modestes !
Théodore Monod
Surtout ne lisez pas ce blog :-)
le site qui bouscule le "chrétiennement correct"
Les multiples façons dont votre esprit vous manipule
La dissonance cognitive
Lorsque nos croyances sur le monde entrent en contradiction avec les faits, ou quand la vision que nous avons de nous-mêmes est en décalage avec nos actes, nous éprouvons une tension mentale qu’il nous faut réduire à tout prix, quitte à réinterpréter la réalité. Ce phénomène s’appelle la dissonance cognitive. Le psychologue Leon Festinger développa ce concept en 1956, après avoir étudié le cas d’une secte dirigée par une certaine Marian Keech. Cette dernière prétendait recevoir des messages d’extraterrestres, qui lui annoncèrent la fin du monde pour le 21 décembre 1954. Seuls les adeptes de la secte seraient secourus à bord de soucoupes volantes. Quand le jour de la prophétie arriva, mais qu’aucune soucoupe ne manifesta le bout de ses hublots, Marian ne se démonta pas : elle expliqua à ses adeptes que grâce à leur ferveur, l’apocalypse avait été reportée. Fait surprenant, seules deux personnes quittèrent le mouvement suite à ce flop cosmique, les autres virent leur foi redoublée. Ils préférèrent « adapter » la réalité à travers le filtre de leur croyance plutôt que de remettre cette dernière en question. Cette façon de sélectionner les informations qui confirment notre vision du monde fait partie de notre arsenal de défense face aux dissonances…La pareidolie
La pareidolie est un effet psychologique très puissant qui nous pousse à percevoir des formes précises à partir de stimuli vagues et indéterminés. Elle témoigne d’un besoin très humain qui consiste à donner du sens au chaos. Les exemples au quotidien sont nombreux : voir un visage dans les motifs d’une tapisserie ou distinguer des animaux dans les nuages sont des cas de pareidolie que nous connaissons tous. Le phénomène est particulièrement présent dans le contexte religieux : on ne compte plus les visages du Christ identifiés sur des chips, des taches d’humidité ou encore des écorces d’arbres. Dans certains cas, les apparitions présumées déclenchent un engouement colossal, comme à Clearwater en Floride où plus d‘un million de personnes se déplacèrent pour voir la Vierge sur les vitres d’un bâtiment, ou encore à Singapour en 2007 lorsque des milliers de pèlerins crurent voir un dieu-singe sur un tronc d’arbre. Le célèbre test de Rorschach où des patients doivent dire ce qu’ils perçoivent dans une série de taches est un exemple de pareidolie utilisée a des fins psychothérapeutiques. Enfin, le « visage de mars » est un des cas de pareidolie les plus connus. Mais le phénomène ne se limite pas aux stimuli visuels, et il peut notamment expliquer les hallucinations auditives qui nous font percevoir des paroles de chansons qui n’existent pas, ou encore des « messages sataniques » dans certains morceaux passés à l’envers…La croyance en la justice du monde
Face aux malheurs d’autrui, nous préférons parfois penser que rien n’arrive par hasard, et que ceux qui souffrent ont mérité leur sort. L’idée d’un monde injuste dans lequel nous pourrions souffrir sans raison est intolérable, et il est plus rassurant de croire que chacun est responsable de ce qu’il lui arrive. En psychologie, cette vision d’un destin prévisible en fonction de nos actes est appelé « croyance en la justice du monde ». En 1987, une expérience fut menée dans plusieurs hôpitaux : une infirmière demandait à différents patients s’ils voulaient bien prêter leur montre à d’autres malades qu’ils ne connaissaient pas. Les patients choisis étaient classés en 3 catégories distinctes : ceux qui allaient être opérés, ceux qui avaient déjà été opérés, et ceux qui ne savaient pas encore s’ils allaient être opérés ou non. Ce furent ces derniers, plongés dans l’incertitude, qui acceptèrent le plus largement de prêter leur montre, comme si l’altruisme pouvait influencer le sort en leur faveur. Ce concept de justice immanente nous rend le monde plus supportable, et nous donne une illusion de sécurité tant que nous agissons dans les règles. On le retrouve en religion à travers des idées telles que la punition divine, ou le karma. Malheureusement, c’est aussi cette croyance qui pousse certains à blâmer les victimes pour les malheurs qu’elles subissent, qu’il s’agisse de viols ou de maladies…Les prophéties auto-réalisatrices
Imaginons que vous soupçonniez votre nouveau collègue de bureau d’être acariâtre et renfermé sur lui-même. Vous évitez alors de lui parler, lui disant à peine bonjour. En retour, votre collègue va se sentir indésirable et préférera rester à l’écart. Vous interprétez son attitude comme une confirmation de vos soupçons, sans réaliser que vous en êtes la cause. Lorsqu’une prédiction influence ainsi directement la réalisation de ce qu’elle prédit, on parle de prophétie auto-réalisatrice. On retrouve les effets pervers de ce phénomène dans de nombreux domaines, comme celui de la course aux armements : un pays redoute que son voisin prépare une attaque, et décide d’augmenter le nombre de ses missiles. En conséquence, le pays soupçonné va traduire cette attitude comme une menace, et va lui aussi accroitre son armement. Les deux protagonistes vont ainsi alimenter un cycle d’hostilité ou chacun verra ses doutes confirmés par la réaction de l’autre. Les prophéties auto-réalisatrices font partie des phénomènes qui, avec entre autres l’effet Forer, permettent d’expliquer l’efficacité apparente de l’astrologie ou de la voyance. Si vous lisez dans votre horoscope que la journée se passera mal, vous vous focaliserez probablement sur les événements négatifs, vous serez de mauvaise humeur, et la prédiction sera directement responsable de ce qu’elle annonçait. De la même façon, si une voyante vous prédit que vous rencontrerez l’âme sœur dans un délai de 3 semaines, vous aurez probablement une attitude beaucoup plus chaleureuse et engageante que d’habitude, facilitant par conséquent la réalisation de la prophétie. Le psychologue Richard Wiseman avance que le phénomène peut faire office d’effet placebo lorsqu’on se l’applique à soi-même : une personne qui est persuadée d’avoir de la chance saisira d’avantage d’opportunités et participera à plus de concours, augmentant ainsi nécessairement ses chances de réussite.L’effet Forer
Également connu sous le nom d’effet « Barnum », célèbre homme de cirque Américain qui disait qu’à chaque minute nait un gogo, l’effet Forer désigne l’impression qu’une description vague s’applique spécifiquement à notre personnalité. Ce phénomène fut découvert en 1948 par le psychologue Bertram Forer, lorsqu’il fit passer un test de personnalité à ses étudiants. En guise de résultat, Forer rendit à chacun le même assemblage de phrases types qu’il avait recueilli dans divers horoscopes : « Vous avez besoin d’être aimé, mais pourtant vous êtes critique avec vous-même. Vous avez certains points faibles, mais vous savez généralement les compenser. Vous pouvez être bavard et sociable, mais à certains moments vous êtes plutôt réservé… ». Quand Forer demanda à ses étudiants d’évaluer l’exactitude des analyses qu’ils avaient reçu sur une échelle de 1 à 5, la moyenne des notes fut de 4,26 ! La puissance de l’effet, jamais démentie, s’explique notamment par la tendance que nous avons à écarter les descriptions inexactes pour nous concentrer sur celles qui nous conviennent. Sans l’effet Forer, l’astrologie, la voyance, la numérologie et la plupart des pseudo-sciences n’auraient sans doute pas le même succès…Les faux souvenirs
En 2003, le Dr Elizabeth Loftus confronta des étudiants qui avaient tous visité Disneyland dans leur enfance à un prospectus vantant les mérites du célèbre parc d’attractions. On pouvait y voir Bugs Bunny serrant la main d’un enfant. Quand on leur demanda d’évoquer leurs souvenirs du parc, 35% des étudiants se rappelèrent de leur rencontre avec Bugs Bunny, allant parfois jusqu’à préciser qu’il tenait une énorme carotte. Evidemment, Bugs Bunny étant un personnage de la Warner, il n’a jamais foulé le sol de Disneyland. La publicité était fausse, tout comme les souvenirs des participants. Cette expérience fait partie des nombreuses recherches qui mettent en avant le syndrome des faux souvenirs, cette tendance que nous avons à nous rappeler de choses que nous n’avons pas vécu. Si les conséquences de ce phénomène semblent anodines dans l’exemple mentionné, elles peuvent être bien plus graves lorsqu’elles s’appliquent à des témoignages de crimes, ou encore dans le cadre de la psychothérapie : certains praticiens peuvent influencer les patients à se souvenir de traumatismes imaginaires, qui permettent ensuite d’expliquer leurs troubles. Dans d’autres cas, des souvenirs réellement vécus peuvent être altérés voire transformés par l’environnement socio-culturel, ou par l’influence de personnes persuasives. Ainsi, on pense que les témoignages d’ordre surnaturel tels que les enlèvements d’extra-terrestres peuvent en partie découler du phénomène.La connaissance rétrospective
Combien de fois avez-vous entendu des gens prétendre qu’ils connaissaient la bonne réponse après qu’elle ait été donnée ? « Je le savais déjà », « j’étais sûr que ça se passerait comme ça », « je savais qu’il serait élu », « la crise était prévisible », autant de déclarations auxquelles nous somme confrontés quotidiennement. Vous-même, en lisant cet article, vous vous êtes peut-être dit que vous connaissiez déjà les phénomènes mentionnés. Si c’est le cas, vous pourriez être victime du biais de connaissance rétrospective. Cette illusion psychologique, liée à l’organisation de la mémoire, nous donne l’impression que nous savions depuis longtemps une information que nous venons d’apprendre. Dans une expérience qu’il mena en 1975, le psychologue Baruch Fishhoff fit lire à plusieurs groupes d’étudiants un article concernant la guerre qui opposa les Anglais aux Gurkas du Népal en 1814. Il raconta ensuite à chacun des groupes comment s’était terminée la guerre, en donnant à chaque fois une fin différente. Il demanda ensuite aux participant s’ils auraient pu deviner l’issue de cette guerre avant qu’elle ne leur soit révélée. Tous les étudiants affirmèrent qu’ils en auraient été capables, aussi bien ceux qui avaient été trompés que les autres. La connaissance rétrospective explique pourquoi les événements semblent si prévisibles à certains analystes une fois qu’ils sont arrivés, qu’il s’agisse d’économie, de politique ou de société…Les corrélations illusoires
C’est toujours quand on est en retard que les feux sont rouges, il se met toujours à pleuvoir quand on vient de laver sa voiture, et c’est toujours quand on est sous la douche que le téléphone sonne. Si vous vous retrouvez dans ce genre d’affirmations, popularisées par la célèbre loi de Murphy, c’est que vous êtes victimes des corrélations illusoires. Cette tendance à créer des relations entre des événements qui n’en ont pas s’explique notamment par le besoin que nous avons de donner du sens à ce qui nous arrive. En réalité, les feux ne sont pas plus rouges quand on est pressé, mais nous préférons nous focaliser sur les cas qui confirment notre théorie, en oubliant les autres. C’est le « biais de confirmation ». Les corrélations illusoires sont la source de nombreuses croyances populaires : vous avez sans doute entendu dire que le nombre de suicides augmentait les nuits de pleine lune, ou que certaines personnes sentaient leurs rhumatismes se réveiller en fonction de la météo. Dans les deux cas, les recherches ont montré qu’il n’y avait aucun lien statistique entre ces événements, mais les personnes qui y croient se concentrent sur les fois où leur théorie fonctionne. Les corrélations illusoires expliquent aussi la persistance de certains préjugés raciaux ou sexistes : il est plus simple de se cramponner à des stéréotypes préétablis plutôt que d’analyser chaque cas rationnellement…La cécité d’inattention
Dans une expérience célèbre, les psychologues Simons et Chabris demandèrent à des étudiants de regarder un petit film dans lequel deux équipes jouaient au basket. Leur tache consistait à compter le nombre de passes que se faisaient les joueurs. A la fin du film, les participants donnèrent pour la plupart un chiffre correct, mais lorsqu’on leur demanda s’il avaient remarqué quelque chose de bizarre dans la vidéo, quasiment personne ne mentionna le comédien déguisé en gorille qui avait traversé l’écran en s’arrêtant à mi-parcours pour se frapper la poitrine des deux poings. La cécité attentionnelle définit cette tendance parfois spectaculaire que nous avons à ignorer ce qui se trouve sous nos yeux lorsque notre attention est concentrée sur autre chose. De la même manière, notre cerveau est très peu compétent lorsqu’il s’agit de repérer des changements dans une scène après une coupure, comme lorsqu’on détourne le regard quelques instants : dans une expérience de Simons et Levin, l’expérimentateur demande son chemin à des inconnus dans la rue. Pendant qu’ils parlent, deux ouvriers passent entre l’expérimentateur et son cobaye avec un grand panneau. Un deuxième expérimentateur caché derrière le panneau en profite pour prendre la place du premier, qui s’en va discrètement avec les deux complices. Une fois le panneau passé, la plupart des passants testés continuent à renseigner leur interlocuteur comme si ce dernier n’avait pas changé. On parle alors de « cécité au changement ». Ces deux phénomènes impressionnants témoignent de la façon dont le cerveau n’enregistre qu’un petit nombre de détails pour fabriquer notre perception de la réalité, en privilégiant des blocs d’informations, sans quoi nous serions submergés. C’est aussi pour ça que vuos arrievz à lrie cette prhase fcailenmet, bein que les lerttes soeint dans le désrdore : vrote cevraeu lit cahque mot cmmoe un tout.Le conformisme
Imaginez que vous soyez convié à un test de vision. On vous assoit dans une pièce en compagnie de 6 autres volontaires, et un expérimentateur fait son entrée pour vous expliquer la marche à suivre : l’exercice consistera à dire si des lignes présentées sur une série d’affiches sont plus petites ou plus grandes qu’une ligne de référence tracée sur un tableau. Les participants devront donner leur réponse à l’oral, chacun à leur tour. Au début, l’expérience se déroule normalement ; les réponses semblent évidentes, et tous les participants sont d’accord. Mais au bout d’un moment, alors que l’expérimentateur présente une ligne manifestement plus longue que la ligne de référence, tout le groupe la désigne comme étant plus courte. C’est à votre tour d’exprimer votre opinion : allez vous suivre la majorité, ou dire ce que vous pensez ? Ce qu’a découvert le psychologue Solomon Asch lorsqu’il a mené cette expérience en 1951, c’est que sur une série de questions où le groupe à manifestement tort, 37% des questionnés se rallient systématiquement à la majorité, reniant leurs propres perceptions. Bien sûr, il n’y a qu’un seul véritable cobaye, les autres participants étant des complices de l’experimentateur. 75% des sujets suivent le groupe au moins une fois, et seuls 25% ne se laissent jamais influencer. Notre tendance au conformisme s’explique par la pression sociale : nous craignons d’être rejetés par nos semblables, et si le plus grand nombre n’est pas d’accord avec nous, on se persuade qu’il a probablement raison…Le syndrome du spectateur
Essayez l’experience suivante : au milieu d’une foule, ou d’une rue très fréquentée, laissez vous tomber au sol et restez-y. Vous risquez d’attendre très longtemps avant que quelqu’un ne daigne vous apporter de l’aide, si toutefois quelqu’un vient. Et plus le nombre de personnes est important, moins il y a de chances que l’on vienne à votre secours. En psychologie sociale, ce phénomène est connu sous le nom d’effet spectateur, ou effet du témoin.Un exemple emblematique de l’effet spectateur est le cas de Kitty Genovese. En 1964, cette jeune femme fut poignardée à mort au pied de son immeuble, devant de nombreux témoins (38 selon les journaux de l’époque). L’aggression s’étendit sur une demi-heure, durée pendant laquelle le meurtrier fit semblant de s’enfuir, avant de revenir pour terminer son oeuvre. Contactée bien trop tard, la police n’arriva que pour trouver le cadavre de Kitty Genovese, frappé de 17 coups de couteau. On sut en 2007 que les détails de l’affaire furent exagérés par les medias de l’époque, notamment le nombre de témoins, mais ce cas est toujours utilisé comme référence dans les manuels de psychologie.
Suite à ce fait divers sordide, qui propagea l’idée que les sociétés humaines étaient devenues froides et incapables de compassion, les chercheurs en psychologie voulurent comprendre ce qui motivait cette inaction. En particulier John Darley et Bibb Latane, qui démontrèrent experimentalement l’effet spectateur en 1968 : l’une des experiences consistait à faire attendre dans une pièce des participants entourés de faux « cobayes », complices des chercheurs. Soudain, un état d’urgence était mis en scène, impliquant par exemple un comédien simulant une crise d’épilepsie. Les chercheurs mesuraient alors le temps qu’il fallait aux participants pour agir, quand ceux-ci agissaient.
Ce que Darley et Latane ont révélé dans leur étude, c’est que la présence des autres inhibait l’action. Plus le nombre de sujets présents est important, moins on agit. Il y a de nombreuses raisons, notamment contextuelles, qui peuvent expliquer l’effet spectateur, mais les chercheurs se sont concentrés sur deux facteurs : l’influence sociale, d’abord, qui pousse les témoins d’une situation d’urgence à surveiller l’attitude des autres, pour voir s’ils pensent qu’il faut intervenir. Comme tout le monde fait la même chose, chacun déduit de l’inaction générale qu’une aide n’est pas nécessaire. Il y a ensuite un phénomène de diffusion de la responsabilité : les témoins supposent tous que quelqu’un d’autre va agir, par exemple quelqu’un de plus qualifié, et leur responsabilité s’atténue proportionellement au nombre de gens présents.
Pour en revenir à l’experience du début, si un jour vous avez vraiment besoin d’aide au milieu d’une foule, n’appelez pas « globalement » au secours. Choisissez une personne, et demandez lui directement de vous aider. Ainsi, vous empêchez la responsabilité de se diffuser, et vous contrez un des effets psychologiques les plus pervers qui soient…
Sources
5 façons dont votre esprit vous manipule5 autres façons dont votre esprit vous manipule
Le syndrome du spectateur
Lire aussi :
Le jeu de la mort
Faites-vous encore de la projection ?
La Bible
On entend tout et n'importe quoi au sujet du message de la Bible,
ou au sujet de la Bible elle-même.
Voici ce que la Bible dit d'elle-même.
ou au sujet de la Bible elle-même.
Voici ce que la Bible dit d'elle-même.
Le Saint-Esprit a écrit la Bible, la Bible
doit être lue par le Saint-Esprit.
C'est l'approche spirituelle de la Bible.
C'est l'approche spirituelle de la Bible.
L'approche spirituelle de la Bible est la plus réaliste, la
plus simple.
Elle va droit au but, à la cause première.
Elle va droit au but, à la cause première.
C'est là
le miracle de cet outil merveilleux qu'est l'interprétation spirituelle.
Loin d'être un exercice intellectuel dans les nuages, elle est au contraire concrète.
Elle est pour toi, où tu te trouves en ce moment.
Loin d'être un exercice intellectuel dans les nuages, elle est au contraire concrète.
Elle est pour toi, où tu te trouves en ce moment.
Vous
désirez vivre sereinement dans la Paix de l'Esprit.
Alors ne vous laissez pas entraîner par des doctrines religieuses particulières.
Soyez libéré(e) par l'Esprit de Dieu.
Laissez-Le vous expliquer la Bible dans son substrat spirituel, éternel
Alors ne vous laissez pas entraîner par des doctrines religieuses particulières.
Soyez libéré(e) par l'Esprit de Dieu.
Laissez-Le vous expliquer la Bible dans son substrat spirituel, éternel
Jésus et la religion
Au commencement, le christianisme s’est proposé comme une entreprise de désacralisation. Jésus a banni toute idée de Terre sainte, de sanctuaire, le religieux n’est pas lié à un lieu, que ce soit le mont Garizim ou le temple de Jérusalem pour reprendre la réponse de Jésus à la femme samaritaine (Jn 4,21).
La parole des évangiles tourne le dos aux reliques et à toute notion de hiérarchie, et pourtant que trouve-t-on deux cents ans après ? Des lieux saints, des maisons-dieu, une hiérarchie ecclésiale. Tout ce qui était rejeté revient. Je dis alors qu’il ne suffit pas de déclarer qu’on se déleste du sacré pour s’en débarrasser. Le sacré est un invariant anthropologique.
On peut bien supprimer Dieu, le sacré demeure. J’ai découvert qu’en Union soviétique, pays de l’athéisme officiel, la sacralité est omniprésente : les icônes des membres du politburo, le mausolée de Lénine, le hiératisme des postures, la déification des héros fondateurs relèvent du sacré le plus immémorial et souvent le plus vulgaire.
Le retour du sacré touche aussi les religions. Le judaïsme a entrepris une grande entreprise de désacralisation à travers le combat contre l’idolâtrie, et pourtant on voit aujourd’hui à Jérusalem des gens se prosterner devant des pierres. Même les protestants se rassemblent dans un lieu qui n’est pas comme les autres, le musée du Désert.
Régis Debray
source
Vos richesses sont pourries!
À vous maintenant, riches ! Pleurez en poussant des cris, à cause des misères qui vont venir sur vous. Vos richesses sont pourries et vos vêtements sont rongés par les vers ; votre or et votre argent sont rouillés, et leur rouille sera en témoignage contre vous et dévorera votre chair comme le feu : vous avez amassé un trésor dans les derniers jours. Voici, le salaire des ouvriers qui ont moissonné vos champs et duquel ils ont été frustrés par vous, crie, et les cris de ceux qui ont moissonné sont parvenus aux oreilles du Seigneur Sabaoth. Vous avez vécu dans les délices sur la terre, et vous vous êtes livrés aux voluptés...
(Mélenchon ? non, Jacques 5:1-5)
(Mélenchon ? non, Jacques 5:1-5)
L'obscurantisme
Le terme est exclusivement péjoratif. Un obscurantiste est une
personne qui prône et défend une attitude de négation du savoir (refuser
de reconnaître pour vraies des choses démontrées), de restriction dans
la diffusion d'une connaissance (sans nier la véracité d'une chose,
considérer qu'elle ne peut être diffusée pour des raisons de toutes
sortes : intérêt personnel, craintes sociales, etc.), ou de propagation
de théories dont la fausseté est avérée. (Wikipédia)
Y a-t-il encore de l'obscurantisme au sein des dénominations chrétiennes ?
Nous ne nous arrêterons pas à telle ou telle dénomination, mais nous citerons des exemples frappants. Chacun y reconnaîtra une ou des dénominations particulières.
Le créationnisme
Nous nous sommes déjà longuement arrêtés sur ce sujet. Lire les articles de blogetude sur le créationnisme, et ceux de ce blog.
Théories de la conspiration, du complot
Une de ces théories récurrentes est celle qui voit dans tout progrès d'identification de personnes le signe sur la main et le front cité dans le livre de l'Apocalypse. Or, ces symboles désignent simplement ceux qui travaillent (main) ou pensent (front) selon le système humain de la Bête, à toute époque. Et la religion étant elle-même un système humain issu de la Bête, ceux qui interprètent incorrectement ce signe montrent par là-même qu'ils n'ont pas l'Esprit, qu'ils font donc partie de ce système, qu'ils ont eux-mêmes ce signe sur leur front...
Interprétations fantaisistes d'événements
Un exemple vaut mieux que mille paroles
Annonces de l'avènement de l'Antichrist
Comme prouvé dans plusieurs de nos articles (en particulier L'antichrist est déjà là), l'antichrist c'est avant tout toi, lorsque tu mets ton moi sur le trône qui revient à Christ. Mais comme le sens spirituel des écritures échappe à beaucoup (lire Le code secret de la Bible et Le code secret de la Bible (suite)), la lecture littérale est beaucoup plus facile, car il n'y a pas besoin du Saint-Esprit pour la pratiquer. On s'invente alors des antichrists en voici en voilà, ou on spécule sur les événements avant-coureurs qui annoncent ce soi-disant personnage, que l'on préfère voir partout sauf en soi-même.
Le péché originel nous aurait été imposé par Adam et Ève
En péchant, nos 2 ancêtres auraient fait entrer dans le monde un péché qui nous aurait été transmis. Merci! Quelle justice! De nouveau, la lecture littérale nous fourvoie complètement. Le péché originel est en fait ce qui en nous est à l'origine des péchés. Nous avons la responsabilité de céder le trône du péché, vieil homme, à Christ, nouvel homme. C'est du libre arbitre : nous n'avons pas à subir les conséquences d'un péché ancestral, mais à constater que la cause de nos problèmes et en nous, et à lui faire céder la place à La Solution. Adam, notre esprit, n'a plus à obéir à Ève, notre âme, mais obéira librement à l'Esprit de Dieu.
La religion serait la solution à nos problèmes
Christ est venu abolir la religion : c'est pourquoi les religieux de son époque l'ont fait tuer, et c'est pourquoi les religieux de notre époque le tuent à chaque instant. La religion n'est qu'un système humain destiné à contenir les foules. Christ est venu apporter la foi, qui n'est pas une croyance, mais une relation vivante et permanente avec Dieu. La religion tue, la foi fait vivre. Christ a accompli la Loi, dans le sens où il l'a menée à son but (c'est le sens littéral du mot "accomplir") : Il a démontré qu'elle ne peut nous sauver, et que seule la foi mène à l'amour. C'est ce qu'enseigne la Bible, si on la lit avec l'Oeil de Dieu.
La Bible, Parole de Dieu
La Parole de Dieu, le Logos en grec, c'est Jésus le Christ. La Bible se désigne elle-même comme "les écritures". Ce sujet est développé dans Les écritures et la Parole.
Notre liste n'est bien entendu pas exhaustive, et vous en avez sans doute une aussi. Soyez vigilant(e) : ne laissez pas l'ennemi vous ravir votre couronne!
Etudes sur les guérisons miraculeuses (suite)
Dans un premier article, qu'il serait bon de lire avant de continuer cette lecture, nous avons indiqué combien difficile il était de trouver des études scientifiques sur les guérisons dites "miraculeuses", à savoir les guérisons que la science actuelle ne peut expliquer rationnellement.
Le nombre restreint de ces études laisse penser que les milieux scientifiques ne sont pas très au fait des milliers de guérisons revendiquées par les milieux religieux, principalement évangéliques. Mais à la décharge des scientifiques, il semble que les évangéliques ne soient pas très prompts à leur proposer d'effectuer de telles études.
Pourtant, tant les évangéliques que les scientifiques auraient à y gagner. La science pourrait ainsi étendre son champ de recherche dans des domaines qui de toute évidence sont prometteurs, et les évangéliques gagneraient en crédibilité. A moins que... (se référer au premier article).
En ce qui nous concerne, nous ne voyons pas pourquoi il ne serait pas bienvenu d'effectuer des études répertoriant les cas de guérisons inexpliquées rationnellement, guérisons pérennes de maladies réelles, et non pas psychosomatiques, ce qui impliquerait de posséder des preuves de la maladie (analyses chimiques par exemple, ou IRM, radiographies, etc.), et de sa guérison (mêmes preuves).
En plus des liens proposés dans l'article précédent, en voici d'autres, qui permettent d'ajouter à la faible moisson actuelle :
Le nombre restreint de ces études laisse penser que les milieux scientifiques ne sont pas très au fait des milliers de guérisons revendiquées par les milieux religieux, principalement évangéliques. Mais à la décharge des scientifiques, il semble que les évangéliques ne soient pas très prompts à leur proposer d'effectuer de telles études.
Pourtant, tant les évangéliques que les scientifiques auraient à y gagner. La science pourrait ainsi étendre son champ de recherche dans des domaines qui de toute évidence sont prometteurs, et les évangéliques gagneraient en crédibilité. A moins que... (se référer au premier article).
En ce qui nous concerne, nous ne voyons pas pourquoi il ne serait pas bienvenu d'effectuer des études répertoriant les cas de guérisons inexpliquées rationnellement, guérisons pérennes de maladies réelles, et non pas psychosomatiques, ce qui impliquerait de posséder des preuves de la maladie (analyses chimiques par exemple, ou IRM, radiographies, etc.), et de sa guérison (mêmes preuves).
En plus des liens proposés dans l'article précédent, en voici d'autres, qui permettent d'ajouter à la faible moisson actuelle :
Science, Medicine, and Intercessory Prayer (anglais)
Étude passant en revue les biais inhérents aux études statistiques relatives aux effets de l'intercession sur le recouvrement de patients
Prayer and healing: A medical and scientific perspective on randomized controlled trials (anglais)
Toujours à propos des enjeux relatifs aux biais
Prayer as medicine: how much have we learned? (anglais)
Réflexion quant aux différents rôles que peut jouer la prière dans le traitement
Intercessory prayer for the alleviation of ill health (anglais, et sur abonnement)
Reprend les données de 10 études relatives au soulagement de la maladie par la prière. Ces études ont toutes été effectuées dans un environnement médical, et donc contrôlées scientifiquement. Elles ne portent pas de façon spécifique sur les milieux évangéliques. La conclusion est très mitigée: rien n'est démontré quant à l'efficacité de ce type de prière...
Témoigner avant et après la guérison (sur abonnement)
Analyse de diverses utilisations d'un récit de guérison au sein d'une Église charismatique genevoise
Les commandements paradoxaux
Les gens sont déraisonnables, illogiques et égocentriques.
Aime-les tout de même !
Si tu fais le bien ou es désintéressé(e), les gens te prêtent des motifs égoïstes ou calculateurs.
Fais le bien tout de même !
Si tu réussis, tu gagnes de faux amis et de vrais ennemis.
Réussis tout de même !
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Aime-les tout de même !
Si tu fais le bien ou es désintéressé(e), les gens te prêtent des motifs égoïstes ou calculateurs.
Fais le bien tout de même !
Si tu réussis, tu gagnes de faux amis et de vrais ennemis.
Réussis tout de même !
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Pourquoi les évangéliques craignent-ils les autres religions ?
Dans beaucoup de sites web et blogs évangéliques, on ressent la crainte des autres religions, et en particulier de l'Islam. Messages alarmistes, interrogations, crainte de la charia, etc. En fait, ces sites et blogs révèlent par là-même qu'ils considèrent les autres religions comme étant sur le même terrain que les évangéliques - celui de la religion - c'est pourquoi ils les craignent.
Or, la foi chrétienne n'est pas une religion. Clairement : Jésus n'est pas venu apporter une religion, mais la relation (foi) avec le Père. Lorsqu'on a la foi (relation coeur à coeur avec le Père), ce que font les religions, y compris celles qui se réclament du "christianisme", ne fait pas peur.
Paul Watzlawick a pertinemment démontré qu'on ne peut résoudre un problème en cherchant la solution dans le même référentiel que le problème. Il faut monter d'un cran, considérer le problème à partir du méta-référentiel. Ici, le référentiel est la religion. Et le méta-référentiel est la foi. Ainsi, considérer une religion quelconque comme un danger pour la véritable foi chrétienne est un non sens.
De nouveau, Jésus n'est pas venu apporter une religion : Il est venu apporter la vérité, qui libère, y compris de la religion. La Terre promise est notre territoire intérieur, dont Christ est le Roi : comment une religion peut-elle mettre en danger cette Royauté ? Les religions (y compris la "religion chrétienne") peuvent attaquer tout ce qu’elles veulent : elles ne peuvent pas atteindre la Royauté de Christ en nous!
Ainsi, ces sites web et blogs évangéliques laissent entendre que les dénominations évangéliques ne seraient que des religions, qui n'auraient rien compris à la foi ni au message libérateur de Jésus qui place l'homme de foi au-dessus des peurs (la peur suppose le manque d'amour) et des religions, et feraient exactement comme ceux qu'ils craignent : se fabriquer un système, une religion humaine, dans laquelle le vrai Christ (et non pas celui qu'ils se sont créé en idole) n'a pas sa place.
Pour répondre à la question "Pourquoi les évangéliques craignent-ils les autres religions ?" : "les autres religions" est la réponse. Certaines dénominations évangéliques ne seraient que des religions, qui ont la couleur et la saveur de la foi chrétienne, mais qui sont à des années-lumière de la foi véritable. Or, celui qui a la foi véritable ne se sent pas concerné par les systèmes humains que sont les religions.
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